C'était vendredi, un vendredi pas comme les autres puisqu'on avait réussi à "caser" les Trois (filles) chez les grands parents...Prévenus vendredi midi, nous nous sommes précipités sur le téléphone pour "réserver"...

A Anis et Canisses, plus de place...Chez Philippe, ouverture le 15 février...Le 14 ouverture à partir d'Avril...

Sans succès, donc, notre réservation pour le soir même...Cela s'annonçait plutôt mal...

Dans ma petite ville, au ciné, ce soir là on passait Les bronzés...Incitée par le papa d'un copain de ma fille, je me dis qu'on pouvait peut être aller voir ce film, ma foi, ça ne prêtait pas vraiment à conséquence, un film de cette catégorie, en passant....

J'embarque dans l'aventure des copains et nous voilà dans la salle...

Verdict : the NAVET, the GROS NAVET !!!

Ma copine : " C'est sûr, qu'à la fin, on n'est pas sur le cul" (c'est pas très poilant, en fait)

A quoi ai je donc passé mon temps pendant le film :

- à me demander si cela serait bien raisonnable de manger une crème brûlée au sirop d'érable en rentrant (qu'est ce que c'était bon, il en restait dans le fridge),

-à penser à cette fameuse pâte à flammekuche que j'avais essayée ce soir là, laquelle tester pour le lendemain....,

- à observer scrupuleusement et minutieusement le décolleté de Chazel pour percer le secret du trucage  : "Comment ils ont fait pour lui faire cette poitrine monstrueuse, le petit ruban gris dentelle sert il à cacher le raccord, là on dirait du tissu couleur chair, c'est moyen...Impressionnants les seins..." Voilà les petites pensée qui défilaient dans ma tête...

Se rajoutait au manque d'humour (on attend pendant tout le film LA VANNE qui nous mettra le c.l par terre), une petite intrigue à la manque ...Genre le téléfilm en cent mille épisodes sur la Une, avec une pointe de suspense, débile et improbable, dans le genre le type il est mort en mer et puis vlan le revoilà, en fait, il était pas mort, un paquebot venait à passer par là et oh miracle le voilà repêché, et puis le choc lui avait fait perdre la mémoire et puis c'est pour ça qu'il n'était pas rentré, il ne se rappelait plus, et il avait eu une autre accident, il avait fait une chute, et puis du coup, miracle il avait retrouvé la mémoire, il voulait revenir chez lui, mais voilà, il avait une autre vie, il avait fondé une autre famille, du coup gros dilemne, que faire, revenir, rester...Sa nouvelle famille lui avait dit "Fais le rentre chez toi, va retrouver ta première famille, sinon tu ne pourras pas continuer à vivre comme ça...Lui avait hésité, avait tenté d'enfouir en lui ses souvenirs mais voilà, cela le tenaillait alors il s'était résigné à retourner chez lui, son premier chez lui....

Ce n'est pas du tout l'histoire du film, au fait mais c'est pour vous expliquer l'expression intrigue minable ...